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• Statue de la Liberté
La statue, dominant le port de New York, sur l'île de Bedloe, aujourd'hui Liberty Island, fut inaugurée par le président Cleveland le 28 octobre 1886.  | Liberty Island La petite île de Liberty Island, dans la partie nord de l'Upper Bay de New York se trouve à 600 mètres de la côte du New Jersey et à trois kilomètres au sud-ouest de la pointe sud de Manhattan.
L'île, qui s'appelait autrefois Bedloe's island servit longtemps de lieu de quarantaine. Elle fut fortifiée au tout début du 20e siècle, en même temps que les deux autres îles de la zone de confluence de l'Hudson et de l'East River, Governor's Island et Ellis Island.
Dans la partie Est de l'île fut construit Fort Wood, fortification en forme d'étoile.
En 1877, l'île fut choisie pour y établir la Statue de la Liberté. Le socle sera construit entre 1884 et 1886 sur les fondations de l'ancien fort.
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La Statue : Genèse du projet En 1865, lors d'une réception dans la maison de l'homme politique libéral Edouard de Laboulaye, près de Versailles, l'idée germa d'offrir à l'Amérique, modèle de la liberté démocratique, un cadeau d'amitié en commémoration du centenaire de l'indépendance, et de l'alliance franco-américaine durant le conflit. Ce cadeau serait un lien éternel entre les deux nations.  | A cette réception assistait le sculpteur originaire de Colmar, Frédéric Auguste Bartholdi (1834-1904) auquel il fut proposé de se rendre en Amérique afin de discuter sur place de la construction du futur monument.
Dès que Bartholdi découvrit le port de New York, sa décision fut prise d'y proposer l'érection de la gigantesque statue allégorique, Colosse de Rhodes moderne, dont il avait au préalable dessiné les plans.
La mise en oeuvre Il fut décidé que la France paierait les frais de transport et d'érection de la statue, tandis que les États-unis se chargeraient de la construction du socle.
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En 1882, les fonds furent assemblés en France sous forme de dons. Aux États-unis, les fonds furent récoltés grâce à l'American Committee for the Statue et au soutien actif du journaliste Joseph Pulitzer (1847-1911), qui fit campagne dans son propre journal, le New York World.
A son retour en France, Bartholdi commença à travailler sur des agrandissements de sa maquette. La mère de l'artiste servit de modèle à ce projet dont la réalisation prit treize ans. On confectionna des plaques de cuivre de trois pouces d'épaisseur.
Ces plaques seraient assemblées sur un squelette d'acier conçu par l'ingénieur français Gustave Eiffel (1832-1923).
Le 4 juillet 1884, le monument fut officiellement offert aux États-unis par Ferdinand de Lesseps, le constructeur du Canal de Suez.
Le 17 juin 1885, le navire français "Isère" entra dans le port de New York avec à son bord 214 caisses contenant les éléments du gigantesque puzzle.
Le piédestal, suffisamment haut pour s'adapter à la taille de la statue, fut construit en granite et béton armé, dans un style néo-classique, par l'architecte Richard Morris Hunt.
Le 28 octobre de la même année, en présence de Bartholdi, de Lesseps et du Président des États-unis Grover Cleveland, le monument fut inauguré sous le nom de Statue of Liberty Enlightening the World (La Liberté éclairant le Monde). Plus d'un million de personnes assistaient à la cérémonie. La Statue La Statue, haute de 93 mètres socle compris, fait face à l'entrée du port. Elle représente une femme drapée dans un vêtement flottant, portant sur la tête une couronne rayonnante.  |
Elle tient dans la main droite, à bout de bras, un flambeau, et dans la main gauche une tablette revêtue de la déclaration d'indépendance des États-unis. A ses pieds (invisible d'en bas), la chaîne rompue de l'esclavage.
Sa situation, à l'entrée du port de New York fit d'elle le symbole du Nouveau Monde, non seulement pour les touristes fortunés qui se rendaient en voyage en Amérique, mais surtout pour les milliers d'immigrants qui accostaient sur cette Terre Promise. Le flambeau de la Liberté représentait les rêves et les espoirs des nouveaux arrivants. Le passage des bateaux devant la statue était toujours source d'émotion (voir l'excellente reconstitution de l'arrivée des immigrants dans le Parrain II, de Francis Ford Coppola).
Symbole de l'accueil aux immigrants, la Statue de la Liberté le devint encore plus en 1903 lorsque fut inscrit sur une tablette de bronze fixée sur le piédestal le poème d'Emma Lazarus "The New Colossus". |
Donnez-moi vos pauvres, vos fatigués, Vos masses entassées qui ont soif de liberté, Les gens rejetés de vos côtes surpeuplées, Envoyez-moi les sans-abri, les ballottés par les tempêtes. Près de la porte d'or, je lève mon flambeau au dessus de ma tête. Entre 1984 et 1986, 150 millions de dollars de dons ont été collectés afin d'offrir à Miss Liberté une complète rénovation en vue de son centième anniversaire. The New Colossus, poème d'Emma Lazarus - Not like the brazen giant of Greek fame,
- With conquering limbs astride from land to land;
- Here at our sea-washed, sunset gates shall stand
- A mighty woman with a torch, whose flame
- Is the imprisoned lightning, and her name
- Mother of Exiles. From her beacon-hand
- Glows world-wide welcome; her mild eyes command
- The air-bridged harbor that twin cities frame.
- "Keep, ancient lands, your storied pomp!" cries she
- With silent lips. "Give me your tired, your poor,
- Your huddled masses yearning to breathe free,
- The wretched refuse of your teeming shore.
- Send these, the homeless, tempest-tost to me,
- I lift my lamp beside the golden door!"
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Le dernier ferry au retour de Liberty Island part à 18 h 15. L'île est accessible tous les jours sauf le 25 décembre. On peut réserver son pass sur le site www.statuereservations.com Le billet allez-retour coûte 11,50 $ pour les adultes. Le départ se fait à Battery Park. Les bateaux privés ne sont pas autorisés à accoster sur Liberty Island. La couronne de la statue n'est désormais plus accessible. Quand à la torche, elle fut fermée au public dès 1916.
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