Le saviez-vous ? L'écrivain Washington Irving naquit en 1783 au 131 William Street
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• Stephen Peters

    Maître du suspense, Stephen Peters imagine dans son thriller, Central Park, les folles entreprises d'un ancien combattant du Vietnam.

 

 Il est aussi inconcevable de l'ignorer pour un New-Yorkais que d'ignorer la tour Eiffel pour un Parisien. Et pourtant...

Quand l'opérateur lui répondit, Weaver lui dit qu'elle travaillait pour Non-Stop-News et qu'elle avait vu un accident de circulation sur le Brooklyn Bridge, dans la direction de Brooklyn, au niveau de la première colonne. L'opérateur lui demanda :

" Pouvez-vous me redire où vous avez vu cet accident?

- Sur Brooklyn Bridge.
- Pouvez-vous me l'épeler, s'il vous plaît?
- Voyons?
- Dans quelle direction, s'il vous plaît?
- Brooklyn.
- Où ça exactement?
- Au niveau de la première colonne.
- Dans quelle direction?
- Brooklyn.
- En venant du Queens?
- Mais non, bon Dieu, de Manhattan.
- Pouvez-vous me répéter le lieu, s'il vous plaît?
- Sur le Brooklyn Bridge, niveau de la première colonne!
- Qu'est-ce que vous entendez par "colonne"?
- Mais c'est pas vrai!
- Je n'arrive pas à voir Brooklyn Bridge sur l'ordinateur, vous pouvez me dire où c'est? "

                                Stephen Peters
                                  Central Park
                            Traduction Serge Grünberg
                            Editions Albin Michel, 1982
 
 
 
 
 
 
West  Village
Dix était au coin de Barrow Street, dans le West Village, tout près de l'Hudson. C'était une rue sombre et silencieuse, l'une de ces artères étroites, presque européennes, qui s'entrecroisent dans le bas de Manhattan à l'ouest de la Septième Avenue. La plupart des immeubles en pierre brune avaient plus d'un siècle d'âge. Dix était appuyé à l'entrée d'un immeuble; c'était une porte voûtée qui menait à d'anciennes écuries, rangées en ligne dans la cour de l'immeuble. A la fin de ces mews, après être passé devant plusieurs appartements, se trouvait une épaisse porte en bois au sommet de laquelle il y avait une petite fenêtre. Le Chumley's un petit bar restaurant, était derrière la porte, mais il n'y avait ni enseigne ni pancarte à la porte, ou devant l'entrée au coin de Bedford Street. Dans les années vingt, Chumley's avait été un  speakeasy (un bar où l'on servait de l'alcool pendant la prohibition); le patron avait gardé la porte et sa petite fenêtre et le caractère presque clandestin de l'établissement. L'ambiance n'était plus celle d'un club illégal, mais Dix aimait son caractère vieillot et privé ainsi que la nourriture qui n'y était pas mauvaise. Pourtant, ce qui lui plaisait le plus, c'était cette entrée anonyme; il était impossible de savoir que le Chumley's était là, à moins de le connaître d'avance.

                                    Stephen Peters
                                        Central Park
                                 Traduction Serge Grünberg, 1982
 
 
 
 
Central Park
Il y avait une chose qui étonna Harris dans Central Park : la façon dont cet immense jardin public changeait de nature après le coucher de soleil. Il était certain qu'il y avait peu d'endroits sur la planète qui changeaient de façon si spectaculaire entre le jour et la nuit. Dans la journée, le parc était plein de gens qui profitaient à fond d'un environnement naturel très séduisant. Mais dès la nuit venue, Central Park se transformait en une zone ténébreuse et menaçante, une sorte de no man's land qui cachait des légions de voyous, de pervers, des hordes d'assassins et de maniaques - tout cela était-il vrai ou imaginaire ... ?


                                    Stephen Peters
                                  Central Park
                                Traduction Serge Grünberg
                            Editions Albin Michel, 1982
 
 
 

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