La Nouvelle-Amsterdam, à cette époque, rassemblait une population de 1 500 habitants de nationalités diverses.
Les Anglais sont alors minoritaires et la communauté hollandaise représente une menace pour le nouveau gouvernement : en 1673, un contingent hollandais reprit aux Anglais la colonie, avec l'approbation de la population.
La restauration dura 15 mois et, à la fin de la guerre, les Anglais reprirent le pouvoir. Ils établires des institutions sur le modèle anglais :
un gouvernement municipal comprenant une assemblée élue et un maire nommé.
La population anglaise augmentait lentement mais elle occupait les fonctions les plus élevées dans la société. La culture et la langue anglaise commencèrent à se répendre au sein des familles hollandaises les plus aisées.
La destitution de James II d'Angleterre en 1688 souleva un vent de rébellion dans la petite colonie. En 1689, un commerçant allemand, Jacob Leisler, prit la tête d'un mouvement révolutionnaire et fut soutenu par le parti anti-papiste regroupant les ouvriers et les paysans.
Guillaume III nomma un nouveau gouverneur. Au terme de conflits opposant les deux camps, Jacob Leisler fut arrêté, jugé, et pendu pour trahison le 16 mai 1691.
Après cet épisode, le contrôle de la vie politique passa aux familles restées fidèles au parti anglais. La position dominante des Anglais fut définitivement assurée grâce à l'éducation, à l'Eglise et à la presse hebdomadaire.
Le New York Gazette de William Bradford devint le journal officiel de la ville en 1725, rejoint peu après par le New York Weekly, journal de l'imprimeur Peter Zenger, un homme auquel l'esprit anticolionaliste valut, en 1734, un séjour d'un an en prison suivi d'un procés resté célèbre, au terme duquel il fut acquitté.