En 1664, la société new-yorkaise comprenait une classe aisée enrichie par le commerce avec l'Angleterre, et une classe d'artisans et de commerçants hostiles au commerce extérieur.
Le Stamp Act de 1765, impôt indirect sur les marchandises, suscita un mécontentement populaire et la formation du parti des Fils de la Liberté.
La tension entre les colons et les troupes britanniques s'accrut lorsque le Parlement obligea la population à fournir des vivres et des munitions àux troupes britanniques en garnison. L'opposition au gouvernement se traduisit, en 1774, par le sabordage d'un transbordeur de thé dans le port de New York.
Après la déclaration d'Indépendance, signée le 4 juillet 1776, la population new-yorkaise resta divisée entre les partisans de la révolution, et les loyalistes demeurés fidèles à la couronne britannique.
Les troupes républicaines de George Washington furent battues par les britanniques les 26 et
27 août 1776 lors de la bataille de Brooklyn.
A l'automne, après la bataille des hauts de Harlem (21 septembre 1776), un incendie dévasta une grande partie de New York.
George Washington tenta de reprendre la ville le 16 novembre 1776 mais il fut battu à Fort Washington. New York, bastion des loyalistes, détenait le plus grand nombre de prisonniers de guerre américains.
La ville restera aux mains des anglais jusqu'en 1783.
Le 19 octobre 1781 eut lieu la Bataille de Yorktown, opposant, en Virginie, huit mille soldats anglais à six milles insurgés américains auquels vinrent s'ajouter les volontaires de La Fayette et cinq mille soldats du corps expéditionnaire français.
Yorktown marqua la reddition des Anglais qui durent évacuer le territoire. Georges Washington entra triomphalement à New York pour assister au départ des dernières troupes britanniques le 16 novembre 1783.
Héros de la guerre d'Indépendance, co-rédacteur de la constitution, George Washington reçut son investiture comme premier président des Etats-Unis au Federal Hall le 30 avril 1789.
New York devint pour un an la capitale fédérale.